Le droit français définit le trésor à l'article 716 du code civil : toute chose cachée ou enfouie sur laquelle personne ne peut justifier sa propriété et qui est découverte par le pur effet du hasard.
Le trésor appartient à celui qui le trouve dans son propre fonds. S'il est découvert dans le fonds d'autrui, il se partage par moitié entre l'inventeur et le propriétaire du terrain. La condition du pur hasard est essentielle : une recherche organisée exclut la qualification de trésor, et le produit revient alors au propriétaire du sol.
Ce régime civil est écarté dès que la découverte présente un intérêt archéologique. Le code du patrimoine impose de déclarer immédiatement toute découverte fortuite au maire, qui prévient le service régional de l'archéologie. Les objets mobiliers archéologiques découverts depuis 2016 appartiennent à l'État lorsque leur intérêt scientifique est établi.
Leur usage pour rechercher des objets intéressant la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie est soumis à autorisation administrative préalable. La prospection sans autorisation est sanctionnée, de même que la destruction de vestiges. L'autorisation du propriétaire du terrain ne suffit pas.
Les biens culturels maritimes situés dans le domaine public maritime relèvent d'un régime propre : déclaration obligatoire, interdiction de déplacer, et propriété de l'État en l'absence de propriétaire identifié.